Fundraising en France : état des lieux et nouvelles pratiques en 2026

Chiffres clés, nouvelles pratiques et diversification de la collecte pour les associations en 2026. Panorama complet + outils concrets à activer.

, mis à jour le 14 septembre 2026

Fundraising en France : état des lieux et nouvelles pratiques en 2026

Les dons des particuliers ont progressé de +3,6% en 2025, la plus forte hausse depuis 2021 (France générosités, Baromètre de la générosité 2025). Bonne nouvelle pour le secteur, sauf que ce chiffre cache une transformation plus profonde : les petits dons reculent, la fidélisation devient centrale, et le terrain de jeu du fundraising association France a changé de forme en quelques années.

Si vous êtes trésorier ou responsable de collecte dans une association loi 1901, vous le sentez peut-être déjà : les appels ponctuels fonctionnent moins bien qu'avant, les donateurs veulent plus de transparence, et les outils numériques ne sont plus une option réservée aux grosses structures. Reste à savoir quoi en faire concrètement.

Cet article fait le point sur l'état du secteur en 2026 : ce que disent les derniers chiffres, ce qui change dans les pratiques de collecte, et comment une association de taille moyenne peut ajuster sa stratégie sans y passer ses soirées. Vous repartirez avec une lecture claire du paysage, pas une liste d'injonctions technologiques.

Fundraising, levée de fonds, collecte de dons : de quoi parle-t-on vraiment ?

Le fundraising, c'est l'ensemble des actions menées par une association pour mobiliser des ressources financières auprès de particuliers, d'entreprises ou d'institutions. Le mot vient de l'anglais, mais il recouvre des réalités très concrètes que vous pratiquez déjà, souvent sans le nommer ainsi.

Pour une association loi 1901, la levée de fonds association prend plusieurs formes qui se combinent rarement chez les mêmes structures :

  • Le don ponctuel : un particulier donne une fois, en réponse à un appel, un événement ou une actualité qui le touche.
  • Le don récurrent : un prélèvement mensuel ou annuel, souvent plus discret mais plus stable dans le temps.
  • L'adhésion et la cotisation : elles financent le fonctionnement plus que les projets, mais participent au même effort de mobilisation.
  • La collecte événementielle : kermesse, loto, soirée caritative, course solidaire, l'occasion où l'association rencontre physiquement ses soutiens.
  • Le mécénat d'entreprise : des dons de sociétés, encadrés par un régime fiscal distinct de celui des particuliers.

Ce qui distingue le fundraising de la simple « collecte de dons » au sens restreint, c'est la logique de stratégie continue. On ne se contente pas d'attendre les dons, on construit une relation avec le donateur, on segmente ses appels, on mesure ce qui marche. Cette bascule, d'une posture passive à une posture active, structure l'essentiel des évolutions du secteur ces dernières années.

Où en est la collecte de fonds en France en 2026 ?

La collecte de fonds France affiche une dynamique positive en 2025, avec une progression de +3,6% des dons des particuliers par rapport à 2024 (France générosités, Baromètre de la générosité 2025). C'est la plus forte progression enregistrée depuis 2021, dans un contexte où l'inflation restait contenue à 0,9% sur la période.

Ce baromètre s'appuie sur un panel de 55 associations et fondations, représentant plus de 1,2 milliard d'euros de dons collectés en 2025. Un échantillon suffisamment large pour donner une tendance de fond, même s'il ne couvre évidemment pas l'ensemble des associations françaises.

Le détail par semestre montre une accélération en cours d'année : +2,7% au premier semestre, +4,2% au second. Les campagnes de fin d'année, souvent concentrées autour de novembre-décembre, ont particulièrement bien fonctionné en 2025.

Une croissance qui masque un changement de structure

Le point le plus intéressant de ce baromètre n'est pas la croissance globale, mais sa composition. Les dons de moins de 150 € ne représentent plus que 38,7% de la collecte totale en 2025, contre 50,4% en 2015. En dix ans, la part des petits dons dans la collecte française a reculé de plus de 11 points.

Concrètement, cela signifie que la croissance des dons est de plus en plus portée par des dons de montants plus élevés, et de moins en moins par la multiplication de petites contributions. Pour une association qui construisait sa stratégie sur des campagnes grand public avec un don moyen modeste, ce constat mérite qu'on s'y arrête.

Pourquoi le petit don recule, et ce que ça change pour votre association

Ce déclin structurel du petit don n'est pas un accident de parcours ponctuel : il dure depuis dix ans. Cela ne veut pas dire que les petits donateurs ont disparu, mais que leur poids relatif dans la collecte diminue face à des dons plus importants et à une générosité qui se concentre différemment.

Pour une association de taille moyenne, cela a plusieurs conséquences pratiques.

D'abord, miser uniquement sur le volume de petits appels devient moins rentable. Envoyer un email de collecte à toute votre base pour récolter des dons modestes rapporte proportionnellement moins qu'il y a dix ans. Ce n'est pas inutile, mais ce ne peut plus être la seule brique de votre stratégie.

Ensuite, la fidélisation devient un levier plus rentable que l'acquisition permanente. Un donateur qui passe du don ponctuel au don récurrent, même à un montant modeste, apporte une visibilité budgétaire précieuse et un revenu qui se cumule dans la durée. C'est là que les outils de dons récurrents prennent tout leur sens : transformer un geste isolé en engagement durable, sans complexifier la démarche pour le donateur.

Enfin, la connaissance fine de votre base de donateurs devient stratégique. Savoir qui a déjà donné, à quelle fréquence, pour quel montant moyen, permet d'adapter le ton et le canal de vos sollicitations plutôt que d'envoyer le même message à tout le monde. C'est le rôle d'un CRM pour association bien tenu : transformer une liste de contacts en base de donateurs segmentée et exploitable.

Les nouvelles pratiques qui transforment la collecte

Les nouvelles pratiques fundraising en 2026 se concentrent autour de trois axes : la digitalisation du parcours de don, la collecte en temps réel lors d'événements, et la fidélisation via des outils de paiement facilités. Aucune de ces évolutions ne remplace le lien humain propre au monde associatif, elles le prolongent.

La digitalisation du parcours de don

Le paiement en ligne sécurisé, les reçus fiscaux Cerfa envoyés automatiquement par email, les campagnes d'emailing pilotées depuis un même outil : ces briques techniques, qui semblaient réservées aux grandes structures il y a encore quelques années, sont désormais accessibles à des associations de taille modeste.

L'enjeu n'est pas de « faire de la technologie » pour se moderniser, mais de réduire les frictions. Un donateur qui doit attendre plusieurs semaines pour recevoir son reçu fiscal par courrier, ou qui ne peut donner que par chèque, abandonne plus facilement en cours de route. Automatiser ces étapes libère aussi du temps pour le trésorier, souvent bénévole et déjà sollicité sur d'autres fronts.

La collecte en temps réel pendant les événements

C'est l'une des évolutions les plus concrètes de ces dernières années : la possibilité de collecter des dons pendant un événement, via un simple QR code affiché sur un stand, une banderole ou un écran, avec un suivi du montant collecté en direct. Fini le chéquier qu'on fait circuler ou l'enveloppe qu'on espère ne pas perdre.

Cette pratique change la dynamique d'un gala, d'une kermesse ou d'une soirée caritative : le montant qui grimpe en direct crée un effet d'entraînement, et chaque don s'enregistre automatiquement dans la base de l'association, reçu fiscal compris. C'est exactement ce que propose Hopus Live, la fonctionnalité de collecte en temps réel par QR code intégrée à la plateforme.

La fidélisation par le portefeuille numérique

Autre tendance qui se développe : le wallet donateur, un portefeuille numérique rechargeable sur le site de l'association qui permet de donner en quelques secondes, sans ressaisir ses coordonnées bancaires à chaque fois. L'objectif est simple : réduire la friction entre l'envie de donner et le geste effectif, pour transformer plus facilement un donateur ponctuel en donateur régulier.

Voici le parcours typique d'une association qui digitalise sa collecte, du premier contact avec un donateur jusqu'à sa fidélisation :

1. Premier don ponctuel, en ligne 2. Reçu fiscal Cerfa via CRM par défaut (option auto activable) 3. Suivi CRM historique, segments 4. Relance ciblée emailing segmenté 5. Wallet ou don récurrent activé 6. Donateur fidèle don mensuel stable

Un parcours pensé pour transformer le don ponctuel en engagement durable

Le levier fiscal, souvent sous-exploité

Un don ouvre droit à une réduction d'impôt de 66% du montant versé, dans la limite de 20% du revenu imposable du donateur, avec un report possible de l'excédent sur cinq ans (article 200 du Code général des impôts). C'est un des arguments les plus efficaces de la collecte, à condition qu'il soit expliqué clairement au moment du don.

Pour les organismes d'aide aux personnes en difficulté (repas, soins ou hébergement gratuits), un dispositif spécifique dit « Coluche » porte la réduction à 75% dans la limite de 2 000 € de dons par an, plafond doublé depuis le 14 octobre 2025. Au-delà de ce plafond, le taux de droit commun de 66% s'applique. Ce taux de 75% ne concerne que ces organismes précis, pas l'intérêt général au sens large.

Côté entreprises, le mécénat ouvre droit à une réduction d'impôt de 60% du montant du don, dans la limite la plus élevée entre 20 000 € ou 5‰ (0,5%) du chiffre d'affaires hors taxes. Ce taux redescend à 40% pour la fraction de dons qui dépasse 2 millions d'euros.

Ces règles ne changent pas d'une année sur l'autre, mais elles restent mal connues des donateurs. Un simulateur de réduction d'impôt sur un don, affiché au moment de la sollicitation, permet souvent de lever une dernière hésitation en rendant concret le coût réel du don après réduction d'impôt.

Le reçu fiscal qui matérialise cet avantage suit un modèle unique, le Cerfa n°11580*05, que le donateur doit conserver l'année du versement et les cinq années suivantes. Automatiser l'envoi de ce document, plutôt que de le gérer manuellement en fin d'année, évite les oublis et rassure le donateur sur le sérieux de l'association.

Comment diversifier ses sources de collecte : la méthode en 5 étapes

Face au recul du petit don et à la nécessité de diversifier, voici une démarche progressive qu'une association de taille moyenne peut mettre en place sans bouleverser son organisation :

  1. Faites l'inventaire de vos canaux actuels. Combien de dons viennent d'événements, combien de campagnes en ligne, combien d'adhésions ? Un tableau simple suffit pour visualiser où se concentre votre collecte.

  2. Identifiez vos donateurs récurrents potentiels. Parmi vos donateurs des deux dernières années, repérez ceux qui ont donné plusieurs fois : ce sont vos meilleurs candidats pour un don mensuel association.

  3. Équipez-vous d'un outil qui centralise dons, adhésions et reçus fiscaux. Multiplier les tableurs et les outils séparés fait perdre du temps et brouille la vision d'ensemble, surtout pour un trésorier bénévole.

  4. Testez la collecte en temps réel lors de votre prochain événement. Un QR code affiché lors d'une kermesse ou d'une soirée caritative capte des dons qui, autrement, ne seraient jamais arrivés jusqu'à vous.

  5. Mesurez et ajustez chaque trimestre. Le don moyen évolue, les canaux performants changent : un point trimestriel avec le bureau permet de réorienter les efforts sans attendre l'assemblée générale annuelle.

Cette progression n'a rien de spectaculaire, mais elle évite l'écueil classique : vouloir tout changer d'un coup et abandonner faute de temps.

Quel modèle économique choisir pour sa collecte numérique ?

Les plateformes de collecte numérique se financent selon deux grands modèles : la contribution volontaire du donateur, ou l'abonnement payé par l'association, parfois combinés. Comprendre ces modèles aide à choisir un outil sans mauvaise surprise.

Certaines plateformes, comme HelloAsso, ne prélèvent aucune commission ni frais sur l'association : leur modèle repose sur une contribution volontaire proposée au donateur au moment du paiement, sur le principe du prix libre. Plus d'un donateur sur deux choisit de la laisser.

D'autres solutions, comme AssoConnect, fonctionnent par abonnement mensuel avec des paliers tarifaires selon le nombre de contacts gérés : l'offre Sérénité démarre à partir de 28 € TTC par mois en engagement annuel, et grimpe avec la taille de la base de contacts (112 € TTC/mois pour 1 000 contacts en Sérénité, 188 € TTC/mois en Expert). Un essai gratuit de 14 jours est proposé sur les offres payantes.

Hopus se positionne sur un modèle proche de celui de HelloAsso pour les dons : aucune commission n'est prélevée, quel que soit le plan choisi, et l'association reçoit 100% de chaque don. Le financement de la plateforme repose sur la contribution volontaire du donateur au moment du paiement, ainsi que sur des abonnements Pro (49 €/mois, ou 41 €/mois en annuel) et Organisation (199 €/mois, ou 149 €/mois en annuel) pour les fonctionnalités avancées de CRM, billetterie et gestion des adhésions, l'abonnement Essentiel restant gratuit. Les frais bancaires sur les dons en ligne sont pris en charge par Hopus, sans déduction sur le don reçu par l'association.

La différence entre ces solutions se joue donc moins sur le prix affiché que sur l'étendue des fonctionnalités : un outil tout-en-un qui combine collecte, CRM, adhésions, billetterie d'événements et emailing évite de jongler entre plusieurs logiciels, ce qui compte particulièrement pour une petite équipe bénévole. Pour comparer plus en détail Hopus ou HelloAsso, un comparatif dédié détaille les différences fonctionnelles entre les deux plateformes.

Hopus et la tendance du fundraising 2026

Hopus a été conçu pour répondre directement aux évolutions décrites plus haut : la nécessité de fidéliser plutôt que de multiplier les sollicitations, l'importance de la collecte en temps réel lors d'événements, et le besoin de centraliser dons, adhésions et billetterie dans un seul outil.

Concrètement, la plateforme réunit :

  • La collecte de dons en ligne avec paiement sécurisé et reçus fiscaux Cerfa générés et envoyés automatiquement.
  • Hopus Live, pour suivre une collecte en direct via QR code lors d'un événement.
  • Un CRM donateurs avec historique, segmentation par groupes et tableaux de bord de trésorerie.
  • La gestion des adhésions, avec possibilité de coupler un don à la cotisation.
  • Une billetterie événements complète, avec QR code d'entrée et check-in.
  • Des campagnes emailing pilotées directement depuis le CRM.
  • Un wallet donateur sur le site web, pour donner en quelques secondes sans ressaisir ses coordonnées.
  • Une application mobile iOS de découverte d'associations par swipe, pour toucher de nouveaux donateurs au-delà du cercle déjà acquis (une version Android est prévue courant 2026).

Aucune commission n'est prélevée sur les dons, quel que soit le plan choisi : l'association reçoit 100% de chaque don, et le financement de la plateforme repose sur la contribution volontaire proposée au donateur au moment du paiement, ainsi que sur les abonnements Pro et Organisation. Les données sont hébergées en Europe, dans un cadre conforme à la loi 1901.

Vous souhaitez voir comment ces outils s'articulent concrètement pour votre association ? Découvrez Hopus et comparez les tarifs Hopus selon la taille de votre structure.

Questions fréquentes

Comment évolue le fundraising associatif en France en 2026 ?

Les dons des particuliers ont progressé de +3,6% en 2025, la plus forte hausse depuis 2021 (Baromètre de la générosité 2025, France générosités). Mais la structure de la collecte change : les petits dons reculent, poussant les associations à miser davantage sur la fidélisation et la diversification des canaux.

Quelle différence entre fundraising et collecte de dons classique ?

Le fundraising désigne une stratégie continue de mobilisation de ressources, combinant dons ponctuels, récurrents, événementiels et mécénat. La collecte de dons classique se limite souvent à des appels isolés. Le fundraising ajoute une logique de suivi, de segmentation et de fidélisation dans la durée.

Les dons aux associations augmentent-ils ou diminuent-ils en France ?

Ils augmentent globalement : +3,6% en 2025 par rapport à 2024, avec une accélération au second semestre (+4,2% contre +2,7% au premier). Mais cette croissance masque un recul structurel des petits dons, qui ne représentent plus que 38,7% de la collecte contre 50,4% en 2015.

Comment une petite association peut-elle diversifier ses sources de collecte ?

En combinant plusieurs canaux : dons ponctuels en ligne, don mensuel association pour stabiliser les revenus, collecte lors d'événements via QR code, et adhésions couplées à un don. Un outil centralisant ces flux évite de multiplier les tableurs et facilite le suivi pour un trésorier bénévole.

Quels sont les avantages fiscaux pour un don en 2026 ?

Un particulier bénéficie d'une réduction d'impôt de 66% du don, dans la limite de 20% du revenu imposable, avec report possible sur 5 ans (art. 200 CGI). Une entreprise bénéficie de 60% dans la limite de 20 000 € ou 0,5% du chiffre d'affaires HT (art. 238 bis CGI).

Quels outils utiliser pour la levée de fonds d'une association loi 1901 ?

Les outils courants combinent collecte en ligne sécurisée, CRM pour association pour suivre les donateurs, génération automatique des reçus fiscaux Cerfa, et parfois billetterie pour les événements. Des plateformes comme Hopus réunissent ces fonctions dans un seul espace, pensé pour les structures loi 1901.

En résumé

Le fundraising association France en 2026 ne se résume pas à « digitaliser pour digitaliser ». C'est un secteur en croissance globale, +3,6% en 2025, mais dont la composition change en profondeur : moins de petits dons dispersés, plus de valeur créée par la fidélisation et la diversification des canaux.

Pour une association de taille moyenne, l'enjeu n'est pas de tout révolutionner d'un coup, mais d'ajuster progressivement sa stratégie : mieux connaître ses donateurs, faciliter le passage au don récurrent, exploiter les temps forts événementiels avec des outils de collecte en temps réel, et ne plus laisser le levier fiscal sous-exploité.

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